Comment cotiser pour sa retraite lorsque l’on travaille à l’étranger ?

Cotiser pour sa retraite lorsque l’on travaille à l’étranger 

Partir quelques mois ou quelques années pour travailler à l’étranger est toujours une expérience des plus enrichissante. Que l’on parle de CV, de votre vie privée ou de votre façon d’aborder le monde, vous ne serez plus jamais comme avant. Cependant, au-delà des rêves et de l’expérience acquise, il est compréhensible d’être parfois plus terre à terre et de se demander si durant cette période à l’étranger, il sera malgré tout possible de cotiser pour sa retraite en hexagone.

En effet, cette question est légitime puisque cette retraite est souvent synonyme de beaux jours après votre carrière professionnelle. Pour cela, il est important de réaliser que selon votre pays, le système de calcul pourra être différent. Mais, rassurez-vous, la majorité des pays vont bel et bien prendre en compte vos précieux trimestres travaillés.

Afin d’y voir plus clair, nous allons vous présenter les différentes situations et leurs fonctionnements.

Dans un contexte de détachement

Si votre entreprise vous a envoyé en mission dans l’une de ses succursales ou l’une de ses filiales à l’étranger, il n’y aura aucune démarche spécifique à effectuer vis-à-vis de votre retraite. En effet, si le siège de votre entreprise se situe bel et bien en France, vous bénéficierez du statut de détaché. Cela signifie que votre contrat de travail va continuer de dépendre du droit du travail français. Vous serez alors toujours affilié à la sécurité sociale française ainsi qu’à votre caisse de retraite. D’un point de vue administratif, cette expatriation n’aura aucune influence sur votre retraite et sera perçue de la même façon que si vous n’aviez jamais quitté le sol français.

Pour une expatriation au sein de l’Union européenne

Si vous faites le choix de partir de vous-même (quelle belle idée) au sein des 28 pays de l’Union européenne, de la Norvège, de la Suisse, de l’Islande ou du Liechtenstein, la cotisation pour votre retraite va également fonctionner. Dans ce cas, c’est le pays en question, ou plus spécifiquement l’administration concernée, qui va calculer vos droits pour votre période travaillée dans ledit pays. Les cotisations versées seront alors prises en compte pour votre calcul de retraite en France. Il n’y a donc plus aucune raison d’hésiter à franchir le cap vers une nouvelle aventure.

Des accords bilatéraux avec des pays hors Union Européenne

La France a également signé des conventions sur la sécurité sociale avec d’autres pays dans le monde tels que le Canada, les Etats-Unis, le Japon, Monaco, Israël, l’Inde, le Maroc, l’Argentine, la Turquie, Andorre ou encore la Corée du Sud. Pour parler plus concrètement, cela signifie que comme pour les pays faisant partie de l’Union européenne, vos trimestres travaillés dans ceux-ci seront pris en compte lors de votre demande pour la retraite en France.

Vous retrouverez la liste complète des pays concernés par ces accords bilatéraux ici.

Des pays non pris en compte

Malheureusement, si vous travaillez dans certains pays tels que l’Australie, la Chine ou encore la Russie, vos trimestres ne seront pas pris en compte puisque aucun accord n’a été signé avec la France. Si vous prenez la décision de partir travailler dans l’un de ces pays hors détachement, il est important de prendre cet aspect en considération afin d’éviter toutes mauvaises à l’heure de la retraite. Quoi qu’il en soit, la politique française à l’international vous offre de nombreuses options afin de découvrir d’autres pays sans vous pénaliser par la suite, et surtout, de vous découvrir vous-même.