Apprendre une nouvelle langue : nécessaire pour survivre ?

Vous voulez partir poursuivre votre carrière au-delà des frontières, mais vous ne parlez pas d’autres langues ? Vous êtes en train de rédiger votre CV et vous avez un peu honte de n’avoir que quelque « notions » de langues étrangères ? Pas de panique. Même s’il faut accepter que l’on ait chacun plus ou moins de facilités à appréhender une langue étrangère, rien n’est impossible. Voici quelques suggestions pour vous lancer dans une nouvelle aventure :

Il n’est jamais trop tard

Les Français ne sont pas particulièrement réputés pour leur qualité de polyglottes. Pourtant, l’accent français reste incroyablement adorable pour la grande majorité des autres pays européens. Alors ne reculez plus, laissez tomber vos a priori, et lancez-vous. Il n’y a, en fait, que des bénéfices à apprendre une nouvelle langue. L’essentiel reste de communiquer et pas de parler exactement comme les autochtones. La fluidité ne viendra qu’avec le temps, mais une dose de persévérance et le tour est joué !

Démarquez-vous de votre concurrence et augmentez les opportunités

Les anglophones se reposent souvent sur leurs lauriers et n’apprennent pas de seconde langue parce que l’anglais est largement parlé dans le monde. Un francophone maîtrisant l’anglais est alors bien plus prisé par les employeurs ! C’est de cette manière que j’ai trouvé mon premier job à l’étranger. C’est un atout considérable aujourd’hui que de maîtriser une deuxième ou une troisième langue, dans de nombreux domaines professionnels. Et pour cause : quand la communication va, tout va ! Vous gagnez en confiance, en mobilité et surtout en efficacité. Maîtrisez une autre langue est véritablement une question de survie sur le marché du travail.

Fixez-vous des objectifs facilement réalisables

Selon le contexte dans lequel vous voyager, déterminez clairement votre objectif. C’est une chose de passer quelques jours en conférence ou en week-end. C’en est une autre que de s’installer pour quelques mois. Dans l’un ou l’autre cas, un minimum est facile à prévoir. Pouvoir demander sa route et avoir une vague idée de la réponse, commander un café sans se voir servir un Americano au Vermouth à 7h du matin (du vécu !) : aucune info négligeable là-dedans ! Dans tous les aéroports et quelques librairies, on peut se procurer un petit guide de conversation avec des bases comme les chiffres, les jours de la semaine etc.
Pour de plus longs séjours, surtout s’ils sont pros, un autre genre de préparation pourrait vous aidez à vous faire positivement remarquer. Quelque soit votre corps de métier, le vocabulaire technique devrait être connu dans votre langue maternelle et votre langue professionnelle évidement. Faites-vous une liste traduite des termes essentiels à votre job et fixez-vous de petits objectifs comme apprendre 5 mots tous les jours jusqu’au départ. Voyez ce qui marche le mieux pour vous : des post-its sur votre ordi, ou sur votre miroir de salle de bain, un petit carnet facilement transportable… A la première réunion de travail, vous aurez une bonne chance de placer la conversation dans son contexte.

Prévoyez quelques heures de cours avant le départ, ou à l’arrivée

C’est un investissement que vous ne regretterez pas et qui vous fera gagner un temps précieux. Les bases de grammaires vous aideront toujours à placer votre vocabulaire correctement, et le vocabulaire lui, se développera tout seul en sortant un peu. Ce genre de cours pour adulte sont moins scolaires que ce qu’on pourrait le croire et peuvent être modulables à vos besoins. Ils ne vous permettront pas à court terme de maîtriser la langue, mais vous donneront des bases solides pour continuer à apprendre en immersion. Vous serez plus rapidement à l’aise pour vous exprimer.

Faites-vous du bien !

Non seulement vous devenez un prospect privilégié des employeurs mais vous faites aussi du bien à votre cerveau ! Vous travaillez votre mémoire de manière saine en apprenant une nouvelle langue. Et quand un effort paie de cette manière, il ne faut pas s’en priver ! C’est le bonus du survie dans un pays étranger.

Il est bien normal de fatiguer, mais encore un petit effort

Dans tous les pays où je me suis installée, les premiers mois étaient éreintants – surtout dans les situations d’immersion totale. Mais très vite, je me suis mise à rêver et penser dans la langue dans laquelle j’évoluais tous les jours. Un petit conseil : Accordez-vous des breaks avec les groupes d’expatriés français. Mais ne négligez pas la découverte du pays par leurs habitants. C’est une ressource considérable pour votre expérience et votre progression !