Que faire après un rejet de candidature

Plusieurs raisons peuvent justifier le rejet de votre candidature par le recruteur. De façon pêle-mêle : un CV mal présenté, une lettre de motivation peu convaincante, une mauvaise préparation de l’entretien d’embauche ou le choix d’un candidat ayant plus d’expérience et mieux préparé… Toutes ces raisons ne vous renseignent malheureusement pas sur l’attitude à adopter face à une épreuve de ce genre. D’où la question que se posent nombre d’entre vous, à savoir : Comment réagir en cas de refus de votre candidature? La lecture de cet article vous aidera assurément à trouver les réponses que vous cherchez.

Identifier les causes de l’échec

Le refus d’une candidature peut être lié à diverses raisons. Si vous vous attendez de recevoir des explications sur les mobiles de ce rejet, vous faites fausse route. La plupart du temps, les recruteurs ne se sentent pas obligés de fournir la moindre explication s’y rattachant. La situation de sous-emploi qui caractérise l’économie mondiale peut expliquer cet état de choses. Mais quoi qu’il en soit, la démarche consistant à identifier les causes de l’échec doit être entreprise par le candidat, une étape qui l’aidera à comprendre d’où origine le problème, pour ensuite y remédier.

Après un refus de candidature, la meilleure chose à faire c’est de rebondir, d’avancer, et de ne surtout pas se laisser abattre. Bien qu’il s’agisse d’une étape délicate voire difficile à surmonter, vous devez cependant faire preuve de persévérance et de perspicacité. Surtout, demeurer positif et prenez le temps d’analyser l’ensemble de la situation. Cela vous permettra de dégager vos responsabilités éventuelles face à cet échec. Puiser des ressources dans cette introspection est une nécessité en vue de se préparer à affronter les nouveaux défis qui exigent de soi concentration et efficacité.

Évaluer froidement la situation

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Voilà la question que vous devez vous poser, pour ensuite tenter de trouver les réponses car cela vous aidera à avancer. Pour ce faire, vous pouvez avoir recours à une aide extérieure, à des amis en emploi ou des professionnels en gestion des ressources humaines. N’oubliez pas que l’évaluation des candidatures est la mission principale d’un responsable en RH. Comme il voit régulièrement passer les CV des différents postulants, celui-ci acquière des compétences additionnelles pour repérer les erreurs à éviter. Ses conseils vous aideront à mieux vendre vos compétences aux recruteurs.

Pour diverses raisons, le choix du recruteur s’est porté sur un candidat autre que vous. À compétences égales, la différence se joue parfois sur des détails minimes mais qui valent néanmoins leur pesant d’or aux yeux du recruteur. Sachez que le candidat retenu possède quelque chose de plus que vous, un élément que vous n’avez pas et qu’il vous faut acquérir. Vous devez tenter d’en connaître la nature. Serait-ce son enthousiasme, son empathie ou sa capacité d’intégration dans la culture de l’entreprise? Quoi que vous pensiez, vous devez chercher à le découvrir.

Analyser les raisons de l’échec

après un rejet de candidatureLa première raison à évoquer est le manque d’efficacité du CV. Un résumé rédigé avec soin présente quatre caractéristiques essentielles : une bonne présentation, des informations claires et pertinentes, et enfin, leur adaptation par rapport au poste. Ce dernier point fait référence à l’expérience du candidat sur des postes similaires. Le CV est donc une vitrine qui permet au recruteur de se faire une meilleure idée de vos aptitudes. Il permet également d’apprécier votre niveau d’expérience en fonction des postes antécédents et de la notoriété dont jouissent vos précédents employeurs en matière de professionnalisme.

Deuxièmement : la lettre de motivation. Celle-ci a pour but de convaincre le recruteur quant à votre niveau de motivation, qui s’attend par exemple à ce que vous lui mentionniez les raisons pour lesquelles vous êtes le meilleur candidat pour ce poste. Autrement dit, il s’agit d’une vente claire, objective et sans publicité. Évitez de traîner sur les banalités. Par ailleurs, la relecture et la correction de votre contenu est une exigence qualitative. Vous devez montrer que vous avez de bonnes aptitudes rédactionnelles ainsi qu’une maîtrise parfaite de la grammaire, de l’orthographe et de la syntaxe.

Le troisième point concerne l’entretien d’embauche. Une préparation inadéquate de cette étape peut justifier le rejet de votre candidature. Vous aviez pourtant tout pour plaire. Sur papier, vous sembliez être le candidat idéal. Mais que savez-vous de l’entreprise? Avez-vous seulement pris le temps de visiter leur site Web ou d’effectuer quelques recherches à leur sujet? Qu’en est-il de votre expérience professionnelle? De votre présentation? Avez-vous pensé à mettre en lumière vos forces? À relever vos faiblesses? Quel était votre niveau de motivation? Voilà autant de choses que vous n’avez peut-être pas suffisamment développées au cours de l’entretien.

Bâtir une nouvelle stratégie de recherche d’emploi

Comme dans tout marché, le principe de l’offre et de la demande gouverne le marché du travail. Une opportunité d’emploi ne vous sera offerte qu’au moment où les conditions seront réunies. En fonction de votre expérience, de vos compétences et du niveau requis, votre technique de recherche doit intégrer de nouveaux paramètres qui tiennent compte des difficultés rencontrées lors des recherches précédentes. Autre élément à prendre en considération : la motivation doit s’arrimer à l’offre pour laquelle vous postulez. En cas d’incompatibilité, il est possible que le pot aux roses soit découvert pendant l’entretien ou ultérieurement.

N’hésitez pas à soumettre votre CV et votre lettre de motivation à la critique de vos proches. Vous pourrez ainsi profiter de conseils et d’astuces gratuitement, ce qui vous aidera à optimiser vos documents. Rester en contact avec le recruteur est également une bonne idée. Le refus d’une candidature n’étant pas une fin en soi, il importe de positiver une telle expérience et même de la capitaliser. Tirez parti de vos rencontres ne peut que vous être bénéfique à la longue. Une invitation via les réseaux sociaux peut également être une occasion de maintenir le lien.

Gérer l’après-entretien d’embauche

Au sortir d’un entretien d’embauche, il ne faut surtout pas se croiser les doigts en se disant que c’est dans la poche. Utiliser l’humour ou l’ironie est une technique qui fonctionne depuis la nuit des temps pour s’enquérir de la situation. N’hésitez pas à vous informer de votre prestation, si prestation il y eut. Si de nombreux recruteurs rechignent à fournir des informations sur les raisons de leur choix, d’autres en revanche sont disposés à échanger. Faites preuve d’ironie en passant pour celui qui collectionne les refus de travail de manière consécutive, sans trop savoir pourquoi.

Une fois sorti de l’entretien d’embauche, reprenez vos recherches. Bien que les choses ne se soient peut-être pas bien passées pendant l’entretien, il est par contre inutile de vous croiser les doigts en anticipant que le verdict vous sera peut-être défavorable. De telles pensées peuvent envahir votre esprit. Sortez pour respirer l’air frais, allez en balade ou au restaurant pour partager un repas ou un verre entre amis. Après un entretien d’embauche, il est sain de prendre un moment de répit, lequel vous permettra de retrouver votre équilibre et de repartir à l’assaut de nouvelles opportunités.

Le temps d’attente

Divers canaux peuvent être utilisés par les recruteurs pour communiquer les résultats de l’entretien d’embauche. Ce temps d’attente est une période difficile. À tout moment, on s’attend à recevoir un coup de fil, un courriel ou un courrier annonçant la nouvelle. Les formules lapidaires empruntent au vocabulaire du management. Les âmes sensibles craquent et laissent échapper quelques larmes. Mais rien de tout cela ne vaut la peine. Tout comme vos multiples relances pour tenter de comprendre ne vous seront d’aucun secours. Gardez plutôt la tête froide et affrontez courageusement la situation sans verser dans le désespoir.

Votre vie n’est pas finie suite au refus d’un travail, même si c’est l’emploi auquel vous avez toujours rêvé. Un échec doit vous permettre de gagner en expérience. Reprenez du poil de la bête. Certains recruteurs restent muets après des semaines d’attente. Comme dit le proverbe : « Pas de nouvelles, bonne nouvelle”. Dans le cas d’un entretien d’embauche, par contre, ce silence est généralement de mauvais augure. Pensez toutefois à faire une relance à l’expiration du délai prévu pour communiquer le résultat. Demeurez courtois durant la communication, tout en vous assurant d’avoir bien noté les explications fournies.

Garder le moral intact et se concentrer sur le futur

après un rejet de candidature

Un refus de travail peut intervenir au cours d’une période préparatoire à d’autres entretiens à venir. Ne vous laissez surtout pas perturber par la nouvelle, même si vous y aviez mis beaucoup d’espoir. Au contraire, ce refus doit constituer le carburant qui vous permettra de mieux affronter les entretiens futurs. Du coup, un renforcement de votre préparation s’impose en prévision de vos prochaines échéances. N’attendez pas d’avoir la réponse pour postuler à de nouvelles offres. Un chercheur d’emploi est comme un chasseur de trésors : pas de répit avant d’avoir trouvé la pépite qui le rendra riche.

Enfin, un refus de travail n’est ni un acharnement du sort ni un harcèlement de la guigne. C’est une situation justifiée et justifiable. En postulant à une offre d’emploi, vous devez être préparé à l’échec ou à la réussite. En revanche, une remise en question s’impose lorsque la situation perdure et que vous allez de rejet en rejet. Une relecture profonde des documents est nécessaire afin que CV et lettre de motivation soient débarrassés d’éventuelles fautes qui auraient pu subsister. Assurez-vous par ailleurs qu’aucun doublon ne soit présent sur l’un ou l’autre de vos documents.

Améliorer son style vestimentaire

Revisitez les tenues arborées lors des précédents entretiens. S’il est vrai que l’habit ne fait pas le moine, on le reconnaît toutefois par son accoutrement. Trouver la bonne tenue peut constituer un avantage certain lors d’un entretien d’embauche. En général, il est conseillé de se présenter vêtu d’une tenue appropriée pour faire bonne impression. Le tailleur ou le costume est plus indiqué, et ce, pour les deux sexes. Une propreté générale de la tête aux pieds ainsi qu’une coiffure simple sont également recommandées. Enfin, une bonne préparation vous confère une certaine aisance lors de votre entretien.